La Commission LPP recommande au Conseil fédéral de fixer à 1,75 % le taux d’intérêt minimal pour les avoirs de retraite dans la partie obligatoire de la prévoyance professionnelle en 2027.
La Commission LPP justifie sa recommandation par l’évolution positive des marchés financiers et la situation financière généralement bonne des institutions de prévoyance. L’Union patronale suisse considère que, sur le principe, une augmentation est justifiable. Toutefois, du point de vue des employeurs, celle-ci devrait se faire progressivement, car un saut à 1,75 % ne tient pas suffisamment compte de la diversité des situations des différentes institutions de prévoyance : les institutions de prévoyance proches de la LPP et les assureurs-vie collectifs disposent en particulier d’une marge de manœuvre financière et d’investissement plus limitée. Ces acteurs sont particulièrement touchées par la redistribution liée au taux de conversion trop élevé et doivent pouvoir utiliser une partie de leurs rendements pour en compenser les effets. Pour ces institutions, la priorité est d’assurer la pérennité des prestations. De plus, la situation géopolitique (par exemple, la politique douanière des États-Unis et les conflits armés) engendre des incertitudes qu’il ne faut pas sous-estimer et qui justifieraient une fixation plus prudente du taux d’intérêt minimal.
Le taux d’intérêt minimal constitue une limite inférieure légale. Dans de nombreux cas et en fonction des possibilités des institutions de prévoyance, les avoirs épargnés sont rémunérés à un taux plus élevé : le taux de rendement réel moyen était de 4,6 % en 2025.
Le Conseil fédéral décidera à l’automne du niveau du taux d’intérêt minimal de la LPP pour 2027.
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