Le Parlement débat actuellement d’une loi nationale qui dynamiterait les salaires minimums cantonaux et communaux. Dans le pire des cas, des milliers de salarié-e-s perdraient des centaines de francs de rémunération d’un coup. La mesure frapperait justement celles et ceux dont les salaires sont déjà modestes, notamment dans l’hôtellerie-restauration, le nettoyage et la coiffure.
Le Parlement envisage de s’affranchir de la Constitution
Après le Conseil national, le Conseil des États a débattu de ce projet. Si les plans du Conseil des États sont légèrement différents, les problèmes restent les mêmes: les deux projets consistent à empêcher les cantons et les communes d’instaurer des salaires minimums afin de combattre le phénomène de pauvreté malgré le fait d’avoir un travail, cette tâche incombe pourtant aux cantons et aux communes. En d’autres termes, les projets du Parlement sont non seulement antisociaux, mais contreviennent aussi clairement à la Constitution.
Protéger les salaires, s’il le faut par référendum
Si le Parlement vote une telle loi qui torpille les salaires minimums cantonaux et communaux, alors un référendum s’imposera et Unia le soutiendra activement. Les dés sont jetés et les personnes qui souhaitent aider à se battre contre ces baisses de salaire peuvent d’ores et déjà s’engager à soutenir le référendum.
